Ne vous souciez pas de n'être pas remarqué; cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable. CONFUCIUSCe n'est pas parce que les choses sont
difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. SENEQUE
Que l'on soit fatigué, avec des soucis de famille ou/et du travail, de mauvaise humeur, légèrement enroué, etc.
Dès que je chante, je fais abstraction des divers problèmes.
Une fois la répétition terminé j’ai une sensation de bien être et de légèreté en n’ayant oublié les soucis.
C’est pour cette raison que pour moi, chanter me fait du bien à mon moral et à mon mental.
Amitié à tous et à toutes.
Flore
Commentaire n°1
posté par
Hiver Flore
le 30/09/2007 à 17h23
Quel est le frein ou le désir de chanter tout simplement ?
C'est souvent le 1er pas qui est difficile. Par contre, c'est lui qui compte.
Sortir de son cocon, de ses habitudes, de son petit écran, c'est sortir de son isolement physique, intellectuel, affectif, géographique...
C'est retrouver des âmes, des coeurs et des voix, des êtres humains tout comme soi.
C'est intégrer une communauté où chacun a sa place, peut vivre sa souffrance ou sa joie sans être observé, ni jugé.
Libérer ses poumons par le chant, ça fait du bien ; oublier le quotidien et s'oublier soi-même par le chant, c'est encore meilleur.
Dès que l'on a goûté à ce monde du chant, on constate qu'il est nourri d'indulgence, de compréhension, de gaité et de simplicité.
Dans le chant, "tout est bon, il n'y a rien à jeter".
Commentaire n°2
posté par
Elisabeth MERA
le 20/10/2007 à 19h13
Chanter, un cadeau de la vie qui n'a pas de prix
Témoin d'une métamorphose due au chant, je souhaite faire part à ceux qui aiment chanter de l'expérience que j'ai vécue pendant 7 ans dans une institution pour personnes âgées, en hommage à mère, patiente Alzheimer de 76 ans.
Avec un ami aux mêmes intentions, nous participions bénévolement à l'animation musicale du mercredi, proposée à une trentaine de personnes handicapées physiques et mentales.
La séance démarrait par une brève séquence sur les actualités de la semaine, pour faire travailler les mémoires encore vives, puis on reprenait dans toutes sortes de styles des chansons plus ou moins anciennes, populaires ou folkloriques, romantiques et poétiques. Chaque semaine, le thème central était différent : l'arrivée du printemps, les prénoms, les chansons à boire, à danser, les métiers, les airs d'opérettes, les chansons de Paris ou des régions, les anniversaires, les grandes fêtes traditionnelles religieuses et profanes, et même des chants patriotiques,.... tout ce qui avait un jour pu marquer les esprits, selon les goûts de chacun, selon les cultures, les âges et les origines, à tour de rôle.
Et pendant deux heures pleines, tous ravivaient en eux le bonheur de chanter ou d'écouter chanter, se rappelant le bon vieux temps et les idoles d'autrefois. Les voix étaient plus ou moins justes, les mémoires vacillantes, les visages parfois étonnés, mais les coeurs éclaboussaient de gaieté et de reconnaissance. Et pour les plus silencieux, la musique se lisait dans leurs yeux.
J'observais chez eux une grande application à se rappeler, souvent des émotions non contrôlées, et parfois des difficultés extrêmes à émettre des sons pour des raisons de santé, mais avec une ferveur inébranlable. Notamment chez les sujets Alzheimer, c'était l'heure du loisir favori. Car les textes chantés ou les poèmes, les prières, tout comme les gestes automatiques ou les paroles de courtoisie, ne les ont pas quittés. Pour tous, c'était la fête. Et plus qu'une fête, une séance thérapeutique sans blouse blanche, une « kiné à coeur ouvert », un appel à leurs connaissances qui subitement les réveillaient parce que chanter, c'est l'oubli de l'instant, c'est vivre tout simplement.
D'un coup de baguette magique, c'était la trêve des misères physiques et des détresses intérieures, c'était la traversée d'un imaginaire où l'on redonne vie aux rêves, c'était un voyageur qui revient de loin pour un présent bien vivant et joyeux, c'était un pas de plus vers la paix et la sérénité. Bien qu'éphémère, ce grand moment de partage était source de bien-être ou de mieux-vivre, sans contrainte, avec en filigrane des joies sans artifice, des retrouvailles avec l'on ne sait qui, l'on ne sait quoi.
Tout ce que j'ai appris, à travers cette aventure, c'est que même les plus oublieux, les plus dénués ou captifs d'un passé qui importune ou au contraire heureux, tous ceux-là nous donnent sans le savoir une bien belle leçon de courage, de patience et d'amour.
Aidons-les !
Commentaire n°3
posté par
Elisabeth MERA
le 16/11/2007 à 11h12